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Le service ne commence parfois qu’après le service
William est technicien de service depuis 12 ans déjà et toujours de bonne humeur. Il le faut : il n’est que sept heures moins le quart ce matin quand William sort de sa camionnette. Lire ici comment William est au top quand la construction est terminée...
Découvrez son histoire
Ce n’est pas parce qu’un chantier a été réceptionné que le travail est terminé
William Vanderstuyft est technicien de service chez Mathieu Gijbels depuis 12 ans déjà et toujours de très bonne humeur. Il le faut : il n’est que sept heures moins le quart ce matin quand William sort de sa camionnette et réchauffe l’atmosphère d’un ‘Bonjour !’ cordial. Son accent trahit un caractère chaleureux et des origines de Flandre-Orientale, au pied du Mur de Grammont. Avec six collègues, William sillonne le pays dans une camionnette entièrement équipée : ce n’est pas parce qu’un chantier a été réceptionné que le travail est terminé. Tous les jours, William va faire des interventions d’entretien, de réparation ou d’urgence chez les clients, comme la fois où il y avait une fuite d’eau de forme parfaitement carrée dans le plafond. Mais ça, c’est une autre histoire…
Il est mécanicien de formation, technicien de service de métier et conducteur de scooter passionné
Aujourd’hui, la journée de William commence dans l’entrepôt d’un service de courrier. Un problème défie la dextérité de William dans l’angle du bâtiment. Des échelles glissent du toit de la camionnette, des lampes-torches trouent l’obscurité. La première tâche consiste à réparer un problème électrique, pour que l’équipe suivante puisse terminer la nuit sans tâtonner. William est né en 1960, comme sa Vespa préférée. Il est mécanicien de formation, technicien de service de métier et conducteur de scooter passionné. Mais du lundi au vendredi, son bureau c’est une camionnette qui porte sa photo et son nom sur l’aile gauche. La lumière revient. William barre le premier problème de la liste journalière des choses à faire.
Réflexion préalable : résoudre des problèmes avant qu’ils puissent survenir
‘La théorie est une chose. La pratique, c’est une multitude de choses’, dit William. Nous sommes en route vers la mission suivante. Un fast-food inonde le parking d’une aurore de néon. Une heure et deux tasses de café nous séparent encore du vrai lever de soleil. ‘Le plus chouette dans ce job ? La liberté, la diversité et la satisfaction d’aider des clients. Et tous les jours des problèmes différents qui demandent une solution différente.’ Le restaurant a besoin d’une balustrade ou, plutôt, de profils en aluminium sur mesure. William est déjà sur son échelle avec la pince coupante et le pistolet à calfeutrer. Soudain il se ravise : ‘Nous allons nous y prendre autrement’, dit-il. ‘Vous voyez cette aire de jeux ? Au-dessus, je ne vais mettre que des éléments qui ne se détacheront plus jamais.’ Chez Mathieu Gijbels, cela s’appelle la réflexion préalable : résoudre les problèmes avant qu’ils puissent survenir. Anticiper que, plus tard, il y aura des enfants dans cette aire de jeu et réduire ou éliminer le risque de voir un élément se détacher et tomber. Mission accomplie.
William est un atelier mobile à lui seul
Cet été, William et sa femme iront parcourir les routes d’Italie sur leur Vespa vintage. Du Nord jusqu’à l’Etna, en Sicile, avant de remonter vers le Nord. Deux fois 4000 kilomètres. Robby, le chef de chantier de Mathieu Gijbels regarde le travail et approuve d’un signe de la tête : ‘William est un atelier mobile à lui seul. L’avantage de notre modèle, c’est que le client ne doit appeler qu’une seule personne.’ Le résultat : du travail sur mesure, en aluminium, parfaitement fini au-dessus de nos têtes. Ensuite, une porte automatique dans un show-room attend l’expertise de William. ‘La plupart des techniciens se contenteraient de remplacer le moteur, mais ça, c’est trop facile pour nous et beaucoup trop coûteux pour le client’, décide-t-il. ‘L’électronique a plus de secrets que les conduites d’eau’, mais les mystères sont faits pour être percés. Et les portes défectueuses pour être réparées.
Rares sont les entreprises qui accordent aux millimètres la même importance qu’aux mètres
‘Encore un millimètre au moins !’, lance Robby. Rares sont les entreprises qui accordent aux millimètres la même importance qu’aux mètres. William visse la serrure de la porte vers la gauche, un millimètre entier. Les détails font ou défont le bâtiment, quelle que soit la taille du chantier. Le chef de chantier remonte en voiture pour se rendre au projet suivant et salue William d’un franc ‘Bien aspirer !’. ‘Je pense que la brosse est l’outil le plus utilisé sur nos chantiers’, dit William. Tout doit être parfaitement propre, parfaitement fini et impeccable. C’est sans doute le cas aussi des Vespas anciennes, dans son garage.